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Page 2 : le palais Ben Ayed.

 

La famille Ben Ayed, originaire de Jerba,  était au temps du Bey une riche famille de notables ayant occupé des postes de premier plan dans la hiérarchie de l'état de l'époque husseïnite, avant le protectorat. L'un des membres de cette famille, le caïd Hamida Ben Ayed, fit construire au 18 ième siècle un très beau fort, appelé " Le palais Ben Ayed". Voilà quelques précisions concernant  un membre important de cette famile : "

Lithographie d'un portrait de Mahmoud Ben Ayed, peint par Eugène Delacroix (1798-1863) . Comptant parmi les plus grands dignitaires tunisiens sous le règne d'Ahmed Bey (1837-1855), il amassa une fortune colossale (constituée au détriment de l’État tunisien), dont il transféra la majeure partie en Europe au début des années 1850.

D'origine djerbienne, Mahmoud Ben Ayed (1805-1880), haut dignitaire de la cour husseinite, qui s'est accaparé les fermages de l’État sous le règne d'Ahmed Bey Ier (1837-1855), n'a guère laissé aux Tunisiens qu'un fort mauvais souvenir. Durant des années, il détourna des sommes considérables, jusqu'à soixante millions de francs, qui furent transférées en Europe, notamment en France. Néanmoins, il eut le bon goût, durant son séjour dans l'Hexagone, de 1852 à 1857, d'acquérir un château des plus élégants. " ( Renseignements donnés par Khaled Hizem sur sa page Facebook)

 

Ce riche homme politique  a fait appel, pour l'édification de cette demeure à des maîtres maçons italiens, à des artisans tunisiens, pour les faïences de Guellala, notamment et à des décorateurs marocains.

Malheureusement, ces belles colonnes, ces faïences, ces arcades noires et blanches ont disparu et, en 2006 et 2007, il ne restait plus garnd chose de ces merveilles.

Avec des photos d'un auteur inconnu et les miennes, je vais tâcher tout de même de donner envie d'aller à Cedghiane, à Jerba, pour découvrir le beau paysage  dans lequel s'élèvent encore quelques ruines.

En 2007, il ne restait pas la moindre trace de ces beaux plafonds peints.

façade encore visible en 2006

Voilà, ci dessus,  trois aspects du palais Ben Ayed en 2007

Mais il reste des traces de la splendeur d'autrefois

fenêtre visible en 2006, disparue en 2007. Les "antiquaires" d'Houmt Souk vendent aux touristes de belles grilles semblables à celle-ci.

La nuit tombe sur Cedghiane et sur les dernières pierres debout du palais Ben Ayed, symbole d'une époque disparue.