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Métline

 

Lors d'un séjour à Bizerte, mes amis m'ont proposé une balade à Métline. J'ai accepté avec empressement car cette ville avait une renommée particulière qui se propageait du nord au sud de la Tunisie : Les enfants de Métline étaient blonds et avaient les yeux bleus.

De plus, j'avais lu le beau livre de Souad Guellouz : "Les jardins du nord" qui racontait la vie de l'auteur dans les environs de Bizerte, dont Métline.

Les paysages, le long de la route, sont d'une grande douceur de forme et la variété des couleurs des terres cultivées  me séduit.

mais, l'arrivée à Métline est un peu décevante. Certes, le village est bien blanc, mais, ses constructions modernes sont désordonnées.

Dans la rue, j'ai effectivement rencontré quelques enfants blonds. De qui descendent-ils, ces enfants ?

Faisons un peu d'histoire. Voilà ce que Wikipidia nous en dit :

"Metline revendique une fondation récente qui remonterait au XVIe siècle. Toutefois, il subsiste des traces plus anciennes telles qu'une ancienne cité romaine, Benvenutum, ou des places fortes sous le règne de la dynastie des Aghlabides au début du IXe siècle.

Après avoir participé à la guerre contre les forces espagnoles entre 1534 et 1574 et occupé plusieurs villes côtières vers la seconde moitié du XVIe siècle, des soldats ottomans se seraient installés sur le site après avoir bénéficié de concessions agricoles en récompense de leurs services bien qu'une autre hypothèse indique qu'ils furent la cible de la révolte des deys en 1596 et, mis à la retraite, auraient quitté leur base militaire de Bizerte pour s'installer non loin et fonder Metline3. Comme une bonne partie d'entre eux aurait été originaire de l'île grecque de Mytilène3, ils auraient donné ce nom au lieu de leur installation. Au début du XVIIe siècle, une deuxième vague de peuplement est attestée : celle des Morisques chassés de l'Andalousie reconquise par les catholiques en 1492.

Une grande partie de ces quelque 250 000 personnes s'est installée dans 28 villages localisés essentiellement dans le nord de la Tunisie (Ghar El Melh, Ras Jebel, Testour, etc.), encouragée par les autorités ottomanes à travers des concessions de terres et des exonérations fiscales3."

Donc, ces enfants auraient hérité de quelques gènes ottomans ou grecs ?

Du haut du piton rocheux sur lequel est construit Métline, on a une belle vue sur la côte et la plaine qui la borde.

Dans cet espèce de maquis qui recouvre le sol de ce cap, j'ai reconnu deux plantes dont la présence m'a étonnée :

 

Des bruyères, comme en Bretagne et

une colchique, comme dans le Alpes.

Mais, où sont les jardins du Nord décrits par Souad Guellouz ?

Je n'en ai vu que des vestiges :

Des "hendis" formant encore des "haies" qui devaient enclore ces jardins et un mur bien dégradé

Un poème de Souad Guellouz     https://youtu.be/ZBy9G8GgAGA

Jardins de mon coeur de ma jeunesse

Jardins de METLINE, de Raf Raf et de Sounine  

Jardins ouverts et portant secrets

Jardins de tous les verts, frangés de tous les bleus

Jardins des grenades rouges; des figues violettes,

et des citrons jaunes

Jardins en arc-en-ciel

Jardins en queue-de-paon.

Jardins si près de la mer

Qu'ils ont l'air d'être nés d'elle

Certaines filles de mon village

Si blondes et si déliées

Frémissantes de vie

Et pourtant insaisissables

Comme la mer...

Jardins qui apprirent aux hommes à goûter

la saveur de l'instant qui passe

Où l'on se sent encore vivant sur cette terre

Encore vivant...

Jardins de la sagesse

Acquise, peut-être, à force de regarder la mer

Bleu-turquoise,

Vert-émeraude,

Violet-améthyste

Ils la contemplent avec passion

Et leurs yeux ont ces mêmes teintes.

Folle ou sereine,

Douce ou amère,

La mer, la mer est toujours là

Sous les yeux

Elle représente la vie et la mort

Et ils la savent mystérieuse, exaltante et féconde

Comme un ventre de femme.

Wikipédia nous renseigne encore sur quelques traits culturels :

Les Metlinois utilisent dans leur langage quelques mots turcs tels que le mot mor ou mour indiquant la couleur violette et le mot kichla désignant la caserne et qui sont employés exclusivement à Metline3. Mais ils utilisent aussi le mot grec skala pour désigner le vieux port.

Parmi les plats typiques de la ville figurent les macaronis traditionnels originaires de Mytilène qui sont préparés exclusivement par les Metlinois et les Bizertins.

Un peu d'économie locale

Outre un petit centre administratif et de services, la ville est un centre de commercialisation des produits de la campagne environnante (cultures maraîchères, blé, fourrage, etc.). Elle exploite un petit port de pêche situé au cap Zebib, à deux kilomètres de la ville. On y pêche en particulier un poisson, la mendoule (spicara maena) nommée chawri à Metline, et qui fait l'objet d'un festival au mois de juin.

La broderie artisanale de Metline, illustrée par le kilim, est d'origine ottomane et ses motifs sont très proches de ceux connus dans les anciens territoires ottomans de l'Europe de l'Est3. Certaines femmes de Metline participent également à la production artisanale de la chéchia.