Page d'accueil

 

Art berbère en Tunisie

 

Architecture à Jerba

Les mosquées à jerba

Le palais Ben Ayed

Les ateliers de tissage

Les poteries de Guellala

Les fondouks d'Houmt Souk

Takrouna

 

Plantes de Tunisie

 

Surprises animales

 

La Ghriba

 

Street-art dans les rues d'Er Ryadh

 

Aïn Draham : un village de Kroumirie

 

Bizerte, Ferryville, Tindja

 

Portraits

 

Le port d'Houmt Souk

 

Coopération franco-tunisienne

 

Un artisanat tunisien : la mosaïque

 

Le musée du Bardo

 

Préhistoire

 

Comparaisons

 

Balade sur le mont Ishkeul

 

Le souk libyen de Ben Gardane, en 2000

 

Le corail de Tabarka

 

Un coin de France, la Drôme et le Vaucluse

 

 

Autour d'une photo

 

Un camp de concentration nazi : Terezin

 

Des livres

Forum

 

 

 

Les chênes liège de Kroumirie

 

Chêne liège de Kroumirie

 

  Le Jbel Fersig, l'une des deux montagnes qui encadrent Aïn Draham et qui sont couvertes de chênes liège ( au second plan, derrière les bruyères)

Dans la région d'Aïn Draham, au nord ouest de la Tunisie, les montagnes sont couvertes de forêts de chênes verts mais, surtout de chênes liège. Lucien Descousse , dont le père était garde forestier en Kroumirie, a souvent vu comment on extrayait ce liège.

  L'homme qui manipule la hachette et qui démascle le chêne est nommé "hachette", du nom de son instrument. C'est un technicien, un spécialiste, un homme du pays qui est capable de sentir au bout de son outil le moment où il a atteint le tanin, couche rouge qui enveloppe le tronc et fabrique l'écorce de l'arbre : le liège. Il ne touche pas le tanin afin de préserver la repousse de l'écorce après la première récolte. ( une scie électrique ne pourra jamais remplacer un homme dans ce travail)

 Cependant, le hachette va délibérément faire une saignée dans cette couche active de l'arbre : sur cette blessure, le liège ne repoussera pas et cette fente dans l'écorce permettra à l'ouvrier d'introduire sa hachette quand,  9 ans après la première récolte, il reviendra pour la seconde. En effet, il est très difficile de faire pénétrer la lame de la hachette dans le liège car elle rebondit dessus.

                      Le porteur des planches de liège ou "hamel" va les transporter jusqu'au mulet qui attend d'être chargé pour emprunter le"metro" ou sentier muletier jusqu'au pont bascule. Là, le muletier fera monter sur cette bascule l'animal et son chargement qui seront pesés ensemble, puis, l'animal déchargé sera repesé et la différence entre les deux pesées donnera le poids du liège.

 Troncs de chênes lièges démasclés

Tronc fraîchement démasclé.

Troncs dans les bruyères de la forêt.

Le liège récolté pour la première fois sur un tronc de chêne est appelé liège mâle, celui qu'on récoltera ensuite  est dit liège de production. La première récolte de liège mâle a eu lieu en 1884 seulement, auparavant, le liège était utilisé pour l'entretien des gourbis ou pour le chauffage par les jbelis.

Dans une clairière du jbel fersig ( le mont des fougères ) en novembre 2010

 

 

Il existe maintenant une usine de transformation du liège à Bizerte et de gros camions escaladent la montagne par une large piste pour charger les plaques entassées soigneusement dans la clairière puis transportent ce liège qui, autrefois, dans les années 60, partait vers l'Union soviétique. Il était apporté dans de petites barques de la plage de Tabarka vers de gros bateaux russes qui attendaient au large.

 

Ballots de liège sur la plage de Tabarka, en 1962, en attente d'embarquement sur le bateau russe qu'on aperçoit au loin.