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Comparaisons

Un demi siècle sépare les photos en noir et blanc des photos en couleur. Elles ont été prises dans des lieux voisins de Kroumirie, la Kroumirie où je vivais dans les années 60 et celle que j'ai redécouverte en 2010

 

Aïn  Draham, années 60                                           Sejnane en 2010

On pourrait penser que les cinquante années qui se sont écoulées entre ces deux photos n'ont rien changé dans les coutumes vestimentaires de la Kroumirie, mais la photo de 2010 montre que la fouta, les foulards sont moins déguenillés qu' autrefois, signe que la misère est moins flagrante. De plus, il devient exceptionnel de rencontrer dans les rues, même dans les douars, des femmes portant ce costume traditionnel, les fibules ne servent plus.

 

Enfants des douars de la montagne, vers 1960                                       Petite fille d'un douar de la forêt en 2010

Quel progrès en cinquante ans ! Dans la neige, ces petits garçons n'avaient que des loques sur le dos et ils avaient bien froid en parcourant les cinq, six km et souvent davantage qui les séparaient de l'école avec, souvent, un peu de zoumita dans le ventre ou un morceau de pain, seule nourriture de la journée. On ne rencontrait pas de fillettes sur le chemin de l'école : elles n'y allaient pas.

Qu'elle est jolie cette petite fille à l'anorak rouge rencontrée en 2010 au détour d'une piste : bien vêtue, bien nourrie, elle va à l'école, comme les garçons.

 

Porteuse de bois dans la montagne vers 1960               Porteuse de bois vers Babouch en 2010

On porte toujours de lourds fagots de bruyère et de branches en kroumirie, ce sont encore les femmes qui font ce travail, et le portage s'effectue de la même manière, mais, les femmes ont des chaussures, maintenant !

 

                                            Douar vers 1960                                                                                                                            Douar en 2010

Les maisons en briques couvertes de tuiles  ont partout remplacé les gourbis de terre couverts de diss, l'électricité arrive dans chaque douar et les paraboles dominent les maisons, des jardins ont été créés où poussent orangers et oliviers parce que l'eau courante est à la porte de la maison, qui permet d'arroser les jeunes plantations.

 

Ces endroits de la forêt ne sont pas les mêmes, mais, il y a cinquante ans, nous n'aurions jamais trouvé un tel dépotoir d'ordures entre les chênes lièges : les gens consommaient moins et les quelques boîtes de conserve de tomate qu'ils jetaient ici ou là étaient rapidement réduites à l'état de rouille alors que, maintenant, bidons, bouteilles et sacs de matière plastique, couches de bébés qui constituent l'essentiel de ces ordures ne se détruisent pas et s'accumulent autour des douars, enlevant à la forêt son aspect originel

 

 

Tabarka et les bateaux russes

Tabarka et son port

vers 1960, il n'y avait pas de port à Tabarka et les bateaux russes qui venaient charger le liège de Kroumirie attendaient au large que des barques plus petites leur amènent les ballots de liège, maintenant, un port a été construit comme on le voit sur la photo en couleur et de gros bateaux y accostent. le liège ne gagne plus la Russie, il est transformé en Tunisie, une usine de transformation du liège existe à Bizerte.

 

Depuis le fort génois de l'île, Tabarka  n'apparaissait que comme une petite ville s'étalant au pied de hauteurs désertes ; maintenant, ces hauteurs sont construites, des immeubles de plusieurs étages s'y dressent et au moins trois rues parallèles à l'ancienne unique rue les parcourent. Au fond de la baie,  là où poussaient orangers et citronniers, des hôtels se sont installés à proximité des belles plages de sable blanc. Le tourisme est sans doute à l'origine de ce spectaculaire développement de la ville.