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Architecture à Jerba

Page 1 : les mosquées jerbiennes

Page 2 : Le palais Ben Ayed

Page 3 : les ateliers de tissage

Page 4 : Les poteries de Guellala

Page 5 : les caravansérails ou fondouks

 

 

 

Certains disent qu'il y a,  à Jerba, autant de mosquées que de jours dans l'année. C'est peut-être vrai, je ne les ai pas comptées et ne les connaît pas toutes, mais, au cours de mes nombreuses promenades dans cette île si belle, j'en ai rencontré beaucoup et je les ai admirées pour leur simplicité et la sérénité qui en émanait, pour l'audace architecturale des bâtisseurs d'autrefois, pour leur originalité parfois. Je les ai beaucoup photographiées  photographiées et parfois peintes. Jean Duvignaud et Habib Boularès, dans leur ouvrage " Nous partons pour la Tunisie" disent d'elles :" Toutes les mosquées ( de l'île) méritent la visite : leur architecture , et surtout celle des minarets cylindriques et pointus, est unique en Tunisie." Les influences ayant été diverses et nombreuses, les bâtisseurs de ces mosquées les ont adaptées aux rites pratiqués ici ou là : malékite, ibadite ou hanéfite... Je ne saurais dire laquelle exprime tel culte ou tel autre culte. Elles sont toutes belles.

Mosquée de Bou Messouer, sur la route de l'aéroport, près de Mellita, si blanche qu'elle en est éblouissante

Boumessouer est une mosquée bien mystérieuse derrière la grille bleue de son entrée et son mur d'enceinte.

A quoi sert ce lieu si calme, si reposant, dans lequel je n'ai jamais vu quelqu'un s'installer ? Lieu de méditation ? de lecture ? de discussions ?

  

Cette mosquée rose à 'extérieur comme à l'intérieur est dite " turque".

Ce soir-là, alors que nous étions venus voir le palais Ben Ayed, nous avons découvert la mosquée de Sedriane, magnifique dans le soleil couchant.

Loin de toute habitation, dans l'olivaie, les dômes blancs de ce mausolée avait attiré notre attention. Nous l'avons approché et avons vu qu'il ne s'agissait pas d'une mosquée, mais, plutôt d'un lieu abritant des sépultures de " saints " hommes.

 

Petite mosquée modeste, mais si blanche ! Un hymne à la lumière !

Chaque mosquée a son cimetière, où poussent herbes sauvages et chardons, pas de fioritures pour accompagner les morts : la paix de la campagne et l'ombre des murs de la mosquée.

 Il n'y a pas que les morts qui s'installent sous les murs des mosquées.

 

Beaucoup de mosquées de Jerba se sont vu adjoindre des très hauts minarets et de nombreux haut-parleurs qui les défigurent , ces dernières années.

 

Les  lignes des mosquées découpent parfois des morceaux de ciel inattendus !

 

Mosquée utile, elle fournit de l'eau de citerne à tous ceux qui n'ont pas de "fesguia".

   

Le comble de la sérénité lié à l'architecture et à la situation de la mosquée, je l'ai trouvé à Sidi Jmour, au bord de la mer.

Paysage classique en Tunisie : un minaret émergeant au dessus des oliviers

La  mosquée très simple de Sidi Mansour, dans la banlieue d'Houmt Souk

ce n'est pas une mosquée, mais seulement un  marabout sous lequel repose un sage. J'ai souhaité que ce paysage reste tel qu'il était quand je l'ai découvert pendant des siècles encore, mais, la zone touristique n'était qu'à quelques kilomètres....

Bou messouer au soleil couchant, quel spectacle éblouissant !

Au détour d'une petite route, on peut découvrir une toute petite mosquée, très simple, mais avec, cependant, quatre haut-parleurs et un climatiseur

Lucien ( qui était prêtre) a écrit ce beau souvenir de l'appel à la prière lancé du haut des montagnes de Kroumirie, plus hautes qu'un minaret, plus naturelles aussi :

"J'ai vécu neuf ans à Jerba. J'ai vu le reportage de Gisèle et je pourrais le signer tel quel. Que de fois je m'arrêtais pour voir ces mosquées si différentes et si semblables. (un regret, les hauts parleurs)
Et cela me fait remonter un vieux souvenir que j'entends encore. L'été 1947, en vacances chez mes parents en pleine forêt, à près de 2O km d'Aïn Draham, au jebel Adissa. Le soir, le soleil a déjà disparu derrière la crête de la montagne, il ne fait pas encore nuit. Le calme, le silence, pas un nuage au ciel, juste le chant de quelque oiseau, le cri d'un chacal auquel répond le chien du douar.... c'est la Ramadan... on attend... pas de muezzin, pas de mosquées, la montagne est parsemée de marabouts et tout à coup, dans le  silence, du haut d'un sommet de la montagne l'appel à la prière, un homme, à pleins poumons,lance l'appel à la prière, annonce la rupture du jeûne et en écho, le chant est repris par un autre homme sur l'autre mont et de sommet en sommet se répercute ce chant dans toute la montagne. Ces voix qui vous appellent, vous interpellent, je les ai entendues chaque soir du Ramadan je les attendais et l'émotion était chaque soir la même. Aujourd'hui j'y pense encore. La montagne, la forêt, la prière, le ciel, tout ne faisait qu'un.
Excusez moi de me laisser aller, je le fais avec l'ampleur du souvenir. Voilà pourquoi les hauts parleurs des minarets me gênent. J'oubliais de dire que les transistors n'avaient pas encore envahi la forêt.
Un jour, à Kairouan, j'ai entendu, vers midi, l'appel à la prière, à la voix humaine, du haut du minaret de la grande mosquée et je n'ai pas pu m'empêcher d'y répondre intérieurement."